9782021011227La quête obsessive, et le plus souvent frustrée, de l'amour est le thème fondamental de toute l'oeuvre de Federico Garcia Lorca, depuis la prose et les poèmes de l'adolescence jusqu'à La maison de Bernarda Alba, sa dernière oeuvre. Mais ce n'est qu'aujourd'hui, après des décenies de silence, d'occultations et de pudibondries qu'il est possible d'analyser cette oeuvre à la lumière de l'homosexualité du poète, difficile à assumer dans une Espagne intolérante et machiste. Dans ce livre passionnant et passionné, le grand hispaniste Ian Gibson analyse minutieusement les écrits intimes du jeune Lorca, imprégnés d'angoisse sexuelle, et jette une lumière neuve sur l'oeuvre du poète, déchiré entre le chrétien et le dionysiaque, entre la chair et l'esprit, et qui, en dépit de tous les obstacles, a tenté de vivre et d'écrire sans jamais se trahir.

Ce livre constitue un apport essentiel et bouleversant à l'oeuvre de Federico Garcia Lorca et s'adresse à tous ceux qui aiment sa poésie, qu'ils en soient des spécialistes ou non.

Traduit par Gabriel Iaculli

 


9782258081871.GIFLorsqu'elle reçoit un courrier en provenance du Kent qui aurait dû lui arriver cinquante ans auparavant, Meredith Burchill révèle à sa fille Edie un épisode de sa vie qu'elle avait gardé secret jusqu'alors. En septembre 1939, comme beaucoup d'autres enfants, Meredith avait été évacuée de Londres et mise à l'abri à la campagne. Recueillie par des aristocrates du Kent dans le château de Milderhurst, elle était devenue l'amie de l'excentrique et talentueuse Juniper, la cadette de la famille.
Pourquoi Meredith a-t-elle dissimulé son passé à sa propre fille ? Et pourquoi n'est-elle pas restée en contact avec Juniper, devenue folle après avoir été abandonnée par son fiancé ? Afin de reconstituer le puzzle de son histoire familiale, Edie se rend au château de Milderhurst dont les vieilles pierres cachent plus d'un secret.

 

Traduit par Anne-Sylvie Homassel


 

201106-sixties_c-2.jpgS'il est un recueil de Robert Crumb qui va attirer l'attention des amateurs, c'est bien Mister Sixties. La raison de l'engouement est évidente : l'ouvrage cerne cette période phare de la fin des années 60 durant laquelle Robert Crumb s'est illustré dans des nouvelles hautement transgressives qui ont depuis forgé sa réputation. Une réputation d'auteur engagé et de contre-culture attribuée à tort, comme le rappelle l'éditeur dans sa préface.

Tous les rapprochements avec les mouvements de libération de la femme, la révolution sexuelle ou le militantisme contre l'establishment ne furent que des hasards ou des lectures erronées d'une écriture nihiliste et volontairement ignorante des conventions morales.

Relire Mister Sixties aujourd'hui, c'est donc l'occasion de mesurer cette liberté d'écriture d'un nouvel oeil. Une écriture essentiellement pulsionnelle, transgressive car sans tabou, amplifiée par la drogue et qui virevolte avec tout ce que l'esprit peut proposer comme émotions brutes. Le meilleur de l'homme y côtoie le pire. Or si toute proposition y paraît acceptable, c'est précisément parce que cette écriture ne cherche jamais à souligner ou hiérarchiser un message. Elle plaque sur le papier le maelström d'un esprit acariâtre et tente d'en rire tant que faire se peut.

Un désir et une cible, peut-être, se détachent dans ce purgatoire qu'est l'humanité : le besoin irrépressible de la jouissance et la haine des fauxsemblants de la civilisation.

Masculinité et féminité, beatnik et yuppie, démocrate et républicain sont des oppositions factices, des masques qui tombent dans l'intimité de l'épanchement sexuel. Ce qui explique peut-être pourquoi les globes oculaires sautent hors des orbites et les orifices des visages débordent, chez ces protagonistes, sous la pression de l'éjaculation.

Stéphane Beaujean in Les Inrocks 

Traduit de l'anglais (Etats-Unis) par Jean-Pierre Mercier,


LIBERATOR COUV NEWTrois mois après les événements qui ont eu lieu à bord du Worldshaker (la révolution qui a vu les Immondes, aux côtés de Col et de Riff, prendre la direction du navire-monde), un Conseil révolutionnaire a été créé et le vaisseau a été rebaptisé Liberator. La famille de Col est restée à bord aux côtés du garçon, sans parvenir à gagner la confiance des nouveaux dirigeants, qui n’accordent aucun crédit aux anciens habitants des Ponts supérieurs. Un saboteur sévit à bord, empêchant de contruire la paix entre les habitants du navire-monde : suspicion et méfiance règnent.

Aux côtés de Shiv, l’un des meneurs, se tient désormais Lye, une magnifique adolescente orpheline, avide de vengeance, emplie de haine à l’égard de Col et des siens. Elle fait tout pour éloigner Riff, qu’elle admire éperdument, de Col, qu’elle considère comme un parasite. Et Col désespère. Leur amitié amoureuse parviendra-t-elle à résister à tant d’animosité ? Et qu’adviendra-t-il du Liberator, menacé par les navires-monde ennemis lancés dans une guerre sans merci ?


Ce que dit la presse sur Le Worldshaker, Prix Tam Tam

« Il y a aussi Le Worldshaker (...) qui est vraiment super. (...) Faitesmoi confiance, on dirait du Jules Verne, mais avec un grand cœur qui bat dans la salle des machines, garçons et filles y trouveront leur comptant d’émotions et de réflexion, on en sort plus généreux, me semble-t-il... » (Anna Gavalda, ELLE).

« Le Worldshaker propose aux enfants une réflexion intelligente et accessible sur le totalitarisme. (...) Sa description d’un monde post-victorien maintenu artificiellement à flot grâce à de ridicules théories sur la prééminence ne manque pas de piquant, comme un bonbon anglais. » (Le Figaro littéraire).

« Cet excellent roman accroche immédiatement: histoire superbe, belle écriture. Le Worldshaker nous entraîne dans un monde d’injustice, ou les puissants sont en haut, servis par les faibles d’en bas... un monde imaginaire ? » (Le Divan Jeunesse).


Traduit de l’anglais par Valérie Le Plouhinec



 

arton131-1cdb6L’anti-héros de ce roman à la quiétude glaçante est le shérif d’une petite ville de l’Ouest du Texas. Le shérif Branches parcourt les ruines de la maison de son enfance. Dans un long monologue intérieur, il passe en revue sa vie, ses erreurs, sonde sa conscience. En surface, Branches est un homme simple et droit, un époux aimant.

Mais derrière l’homme de loi et sa foi dans les valeurs de l’Amérique redneck se cache un personnage complexe, habité par la violence et porté par ses pulsions meurtrières. Sa folie est froide et raisonnée, elle a cette logique terrifiante des grandes paranoïas, une logique qui le conduit à avoir sa propre conception de la justice.

Dans une langue à la fois crue et poétique, Mitch Cullin nous plonge dans un univers à la Jim Thompson, baigné de lumière blanche, poussiéreux, poisseux, glauque. Le choix d’une narration en vers libres rend les méandres de la pensée dérangée du shérif d’autant plus tortueux.

 

Mitch Cullin a publié huit romans aux États-Unis. Deux d’entre eux ont été traduits en français : Tideland (Naïve 2006), qui a fait l’objet d’une adaptation au cinéma par Terry Gilliam, et Les Abeilles de Monsieur Holmes (Naïve, 2007).

 

Traduit de l’anglais (États-Unis) par Yoko Lacour


 
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